Janvier 2026. Exploration du Fort Paulette en Lorraine, un ouvrage militaire français abandonné construit à la fin du dix-neuvième siècle.
Entrée murée du fort, autrefois accessible via un point
Back to basics
Après plusieurs semaines d’échecs, sans doute dus à des explorations trop ambitieuses – nous n’avons malheureusement pas les talents d’infiltration de Hit the road – nous parvenons enfin à entrer, qui plus est durablement, sur un site. Ni gardes, ni alarmes, juste de la vieille pierre et du lierre. Retour aux fondamentaux, donc, avec le Fort Paulette, un ouvrage militaire construit quelques années après la défaite de 1871, pour protéger la nouvelle frontière suite à la perte de l’Alsace et de la Moselle.
A gauche, un casernement
Escalier d’entrée du fort, par un casernement
Fourmilière
Construit à la même période que les forts Orwell et Crucifix, il en reprend l’architecture et la construction. Des arches, des briquettes, des voûtes. Dans une version davantage capacitaire, puisque le Fort Paulette disposait d’une garnison de plus 1’000 hommes. Logés dans un casernement sur trois niveaux que nous n’avons pas eu le temps d’entièrement visiter. L’un d’eux présenterait des fresques remarquables, paraît-il. Nous ne manquerons donc pas d’y retourner pour les découvrir.
Pavillon des officiers
Dans une pièce du pavillon des officiers
Façade d’un casernement
Hollandais volant
Comme la plupart des lieux abandonnés à la végétation, le Fort Paulette présente des airs de vaisseau fantôme. Baignant dans des flots ombragés, verdoyants et silencieux, il invite particulièrement à la contemplation. Ici, un double dôme lui donne des allures d’église romane. Placez-vous en son centre, parlez tête vers le bas, et vous serez saisi.e par l’écho électrique de votre voix. Plus loin, les couloirs se prolongent brusquement dans une édification plus moderne, en béton, aux plafonds et murs droits. Tout autour, l’humidité rongeant la coque maçonnée rivalise avec celle d’un vieux gréement.
Nous quittons les lieux pour une seconde exploration. Nous y reviendrons prochainement, si tant est que le navire réapparaisse en nos contrées.
A l’intérieur d’un casernement, aux escaliers effondrés
Une salle de bains
Pied de mur d’une casemate
Escalier descendant vers une casemate
Douille d’époque ?
L’un des deux fours à pain
Double dôme à l’usage inconnu
Partie plus récente du fort, en béton
Escalier descendant vers des magasins
Socle d’un canon antiaérien
































