Mai 2026. Exploration de l’Hôtel Nougaro en Lorraine, un établissement du dix-neuvième siècle tombant désormais en ruine.
Hollandais volant
L’Hôtel Nougaro représente ce vaisseau fantôme qui n’apparaît que lorsque l’on ne s’y attend pas. J’ai travaillé plusieurs mois durant et passé de nombreuses fois à proximité sans jamais l’apercevoir, ni même en avoir entendu parler. Jusqu’au jour où mes recherches de lieux à explorer me firent découvrir son existence. Il y aurait donc un hôtel abandonné par là-bas ? Je me devais d’aller le vérifier.
Le grand escalier a été retiré
Un mur s’effondre et deux jumelles se voient de nouveau réunies <3
Folie des grandeurs
Il s’agit du deuxième que je visite, après l’Hôtel Bonin. Là où celui-ci est construit en profondeur, sur une parcelle étroite, l’Hôtel Nougaro l’est en superficie et, surtout, en hauteur. Sur quatre niveaux d’autant plus élevés que je me rapproche des combles et des escaliers disparus. Un appel du vide visuellement contré par de simples lattes – autrement dit, si peu face à la verticalité des étages inférieurs. Ce qui me ferait presque regretter la trentaine de mètres de terre et de béton au-dessus de ma tête, dans certains forts de la Ligne Maginot.
No stairway to heaven
Forêt primaire
Le bâtiment reçut par la suite une affectation scolaire, en témoignent les quelques dessins encore présents sur les murs. Il fut finalement dévolu à d’autres projets, avant que ceux-ci soient stoppés brutalement, par faillite du propriétaire. Il en résulte des travaux inachevés, dont rails et gaines donnent des airs de jungle artificielle au lieu.
Combien de bâtiments rénovés conservent des vestiges derrière leurs cloisons ?
Un requin surfeur peut-il être attaqué par un simple requin ?
Le château dans le ciel
Au dernier étage, une végétation bien réelle fait son apparition. Des arbustes prennent de la hauteur dans l’encadrement des fenêtres disparues. De la mousse envahit tuiles et cloisons. Le bois se défait de sa camisole de peinture. Ne subsistent plus que de rares pans de mur extérieurs, aux fresques et crépi intacts. Pour combien de temps encore ?
Les années 80 dans toute leur splendeur
Ses auteurs sont-ils encore vivants ? Savent-ils que leur oeuvre existe encore ?
Un seul escalier vous manque et tout est dépeuplé
Une moulure accrochée à son muret
Jesus is coming, look busy
Jésus était… expert-comptable ?
Ce chien-assis n’a pas bougé depuis bien longtemps
Toute une meute
Le dernier de la portée
Repensez à cette plante qui ne s’est jamais plu chez vous
Je compatis
Il ne manque que les fenêtres pour qu’il paraisse en très bon état
Photos prises avec :
– Boîtier Nikon D750
– Objectif Tamron 24-70mm f/2.8 G2



























