Avril 2026. Exploration du Château Baghera en Lorraine, un édifice du dix-neuvième siècle tombant désormais en ruine.
Lost in vegetation
Retour à la surface
Après plusieurs explorations sous terre, dans les forts Paulette, Eddie et Bakélite, je profite de l’absence de mon pote, pris par d’autres projets, pour effectuer une sortie plus légère, en solitaire. L’arrivée du printemps est alors l’occasion de remonter à la surface, pour visiter un lieu que j’avais repéré depuis longtemps : le Château Baghera.
Flanc du bâtiment principal
La plupart des ouvertures présente des sculptures sur la clé de voûte
L’ombre de lui-même
L’édifice faisait déjà peine à voir en photos, la réalité s’avère pire encore. La végétation a envahi les murs, plusieurs pierres se sont décrochées, la toiture s’est effondrée. Le Château Baghera a pour le moins perdu le prestige qui était le sien. Ne subsistent plus que des sculptures, sur la clé de voûte des ouvertures. Ici, un visage féminin ; là, celui d’un cheval ; plus loin, la silhouette d’un chien.
Le site est établi en pleine ville, entouré de maisons habitées. Chacune des deux ailes clôt latéralement la propriété et est reliée au bâtiment principal par une dalle, sous laquelle est construite une cave. Impossible, donc, d’accéder discrètement à l’arrière par l’extérieur, ni par l’intérieur sans marcher sur ces dalles… au risque de passer à travers. Qui plus est, invisible en vue satellite, un pavillon se présente juste derrière. Si le/la propriétaire du château y réside et me voit, nul doute que la rencontre sera loin d’être cordiale. Tant pis pour les cariatides, ce sera pour une autre fois.
Entrée du bâtiment principal
Façade du bâtiment principal
Entrée d’une aile
Patience et longueur de temps
A défaut de pouvoir en visiter sereinement davantage, je décide de stopper cette exploration.
En repartant vers l’accès à proximité d’une annexe, je perçois un adolescent, assis sur l’escalier de l’entrée de celui-ci. J’attends accroupi, espérant qu’il s’éloigne. Une heure plus tard, j’y suis encore. Le restant de sa famille l’a rejoint, profitant du soleil printanier. Autant cela ne me dérangerait pas d’être repéré par des adultes, que j’aurais des remords à effrayer des enfants. Voisins directs à l’année d’un lieu certainement lugubre en plein hiver, dont ils ont vu s’enfuir un inconnu.
L’adolescent se retrouve de nouveau seul sur l’escalier. Je profite de la musique diffusée par son téléphone et de sa fascination pour celui-ci pour me faufiler à travers le grillage et m’éloigner.
Je pensais effectuer une sortie plus légère, je n’ai pas été déçu.
Intérieur d’une aile
Une entrée de l’autre aile : l’écurie ?
Actrice de WALL-E
Un urbexeur inattendu
Photos prises avec :
– Boîtier Nikon D750
– Objectif Tamron 24-70mm f/2.8 G2












