Exploration du Fort Giger en Lorraine, un ensemble immense de bunkers fortifiés de la Ligne Maginot, caché sous une forêt en Lorraine.
Back to basics
Après les catacombes interdites de Paris, retour aux fondamentaux et en Lorraine, dans un ensemble fortifié de la ligne Maginot. Celui-ci disposait d’un effectif total de près d’un millier d’hommes, répartis sur une dizaine de blocs, avant d’être abandonné au début des années 2000. Le camp dont il fait partie est toutefois encore actif, d’où les véhicules militaires aperçus lors des repérages. La discrétion sera donc de mise lors de l’exploration du Fort Giger.
Triste sort
A l’instar des forts Noddy, Akira et Bakélite, le Fort Giger a été intégralement vandalisé. Il ne subsiste plus rien en bon état à l’intérieur. Les premières dizaines de mètres de salles et galeries depuis l’entrée des munitions sont recouvertes de suie. Ceci dû à la combustion des gaines des câbles, pour en récupérer le cuivre. Un grand merci, donc, aux ferrailleurs, pour cette initiative respectable, et aux pouvoirs publics, dont le désinvestissement est parfaitement cohérent avec un tel vestige de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide.
Back to the no future
Le Fort Giger fut converti en poste de commandement de l’OTAN dans les années 50, et rénové dans les années 80, d’où un aspect bien plus contemporain que ses homologues visités jusqu’alors. En partie seulement, puisque seules les premières centaines de mètres ont profité de cette modernisation. Nous remontons alors le temps à mesure que nous progressons dans la galerie principale, jusqu’à sa date de construction dans les années 20.

In Tenebris
Un échange de messages avec Heiko, avec qui nous avons eu l’occasion d’effectuer plusieurs explorations, m’a donné l’inspiration pour davantage faire ressentir l’impression des profondeurs. Il en ressort une série réduite de clairs-obscurs, que nous prolongerons, augmenterons et affinerons certainement lors des prochaines sorties.
Beral le grand frère
Peu avant de sortir du Fort Giger, au détour d’une galerie, nous croisons trois personnes. La vingtaine, en t-shirts, une lampe chacun, pas de sac, pas d’eau, pas de plan. La panoplie parfaite pour y rester. Nous discutons brièvement et, une fois dehors, nous regrettons de ne pas les avoir avertis des dangers du lieu en étant aussi peu équipés. En espérant qu’ils s’en soient sortis indemnes. Nul doute que nous serons plus prévenants la prochaine fois, si la situation devait à nouveau se présenter.
Article publié en août 2026.
Photos prises avec :
– Boîtier Nikon D750
– Objectif AF-S NIKKOR 16-35mm f/4G ED VR













































