Mars 2026. Exploration du Fort Bakélite en Lorraine, un ensemble immense de bunkers fortifiés de la Ligne Maginot, caché sous une forêt en Lorraine.
Entrée des munitions
Urbex franco-allemand
Suite à la rencontre de Heiko et Marius – que je salue ici – lors de l’exploration de la Mine Yutani en novembre dernier, nous avons tenté d’entrer ensemble dans plusieurs forts de la Ligne Maginot, en vain. Les mois passent, les échecs se succèdent, jusqu’à ce que l’un de leurs contacts leur annonce que le Fort Bakélite s’avère de nouveau accessible. En route !
A l’intérieur d’une cloche GFM
Motorisation du plan incliné
Jeu des sept erreurs
Après avoir visité le Fort Noddy et le Fort Akira, nous faisons face à une construction quelque peu différente pour le Fort Bakélite.
D’abord, la descente depuis l’entrée des munitions est effectuée non pas via un monte-charges ou des escaliers, mais par un long plan incliné – non visible ici, à cause d’un flou non artistique malheureusement non rattrapable. Les wagonnets sont alors acheminés jusqu’en bas par un câble, dont la motorisation est encore présente.
Ensuite, de nombreuses sous-stations complètent la station électrique. Ceux-ci produisent le courant continu nécessaire au fonctionnement des locotracteurs, qui déplacent les wagonnets dans les galeries.
Enfin, ce fort fut utilisé par l’occupant puis converti en poste de commandement de l’OTAN. D’où les textes en allemand et en anglais présents sur certains murs.
Casier à munitions
Garage des locotracteurs
Panneaux OTAN
4-2-1
Comme d’habitude, mon pote explore chaque pièce dans ses moindres recoins, tandis que je prends tout en photo. Heiko et Marius, quant à eux, souhaitent d’abord visiter le fort dans son ensemble, avant de revenir en arrière et de s’arrêter sur des éléments particuliers. Ainsi, malgré les efforts pour rester groupés, nous nous retrouvons rapidement à deux.
Plus tard, vers l’extrémité opposée à l’entrée des munitions, à proximité de la galerie inachevée, nous percevons derrière nous, à plusieurs dizaines de mètres, une lumière solitaire qui se fige lorsque nous nous retournons vers elle. Nos camarades allemands disposant de plusieurs lampes chacun, nous pensons à un cinquième explorateur, que nous finirons inévitablement par croiser. Il n’en fut rien.
De retour aux voitures, Heiko et Marius nous expliquent avoir rencontré l’individu en question. Il leur a semblé débarquer de nulle part et présenter un comportement erratique, avant de disparaître dans les galeries. Ils ne le recroiseront plus.
L’occasion de rappeler que la pratique de l’urbex étant dangereuse, évitez autant que possible de visiter seul.e un lieu, surtout en l’absence de réception mobile. Et, si vous croisez d’autres personnes, soyez toujours avenant.e et prudent.e. Il en va de l’image et de l’avenir de cette pratique.
Porte pare-souffle
Wagonnet
Chauffe-eau
Traduction du texte en allemand en haut à gauche de l’image : « Ne pas verser d’eau froide dans une chaudière chaude !«
Sous-station électrique
Génératrice de la sous-station
Filtres
Monte-charges au pied du bloc
Mécanisme du monte-charges
Porte du sas de la galerie
Wagonnet
Appareil de voie, pour le changement de direction du wagonnet
Galerie inachevée
Boîtiers électriques
Escalier d’un bloc
Chambre
Toilettes
Infirmerie ?
Cloche JM
Mécanisme du monte-charges
Ventilation
Tourelle



































