Exploration du Fort Molasar en Lorraine, un ouvrage militaire français abandonné construit à la fin du dix-neuvième siècle.
Phantasma
Après le Château Baghera et l’Hôtel Nougaro, je poursuis ma navigation en solitaire parmi les lieux abandonnés, le temps que mon pote avance sur ses autres projets. L’opportunité, comme pour Le Grand JD, d’une exploration quasi-paranormale dans le Fort Molasar.
A la différence des autres sites militaires visités jusqu’alors, celui-ci est mitoyen au village lui donnant son nom. Perché au sommet d’une colline abrupte, il domine le plateau environnant, offrant un panorama saisissant, y compris lors d’une journée pluvieuse comme aujourd’hui.
Là-haut sur la colline
Le Fort Molasar n’échappe pas aux nombreux graffitis, globalement de moins bonne facture que ceux du Fort Eddie. Mais son intérêt est tout autre, puisqu’il semble avoir bien moins souffert du passage du temps que ses contemporains. Aucun mur ni plafond n’est effondré. Certaines inscriptions peintes s’avèrent encore lisibles. Par ailleurs, sauf contrefaçon douteuse, il présente la gravure d’un soldat allemand ayant occupé le site.
Je parcours l’ensemble des salles, puis décide de m’aventurer dans un souterrain passant sous la fosse, en direction d’un coffre de contre-escarpe. Je descends les marches avec précaution, puisque même en ayant prévenu mes proches de cette exploration, l’absence de réseau mobile et une mauvaise chute me condamneraient à de longues heures avant d’être secouru.
Who you gonna call?
De retour chez moi, lors du tri des photos, se présentent alors celles dans le casernement de temps de paix. J’ai l’habitude d’en prendre systématiquement plusieurs du même endroit, afin d’être sûr d’en avoir au moins une nette et correctement exposée. Sur la série de quatre photos, je découvre ainsi une ombre noire en mouvement au centre de la lumière provenant de l’ouverture au plafond. Pour m’être rendu plus tard sur le toit du casernement, je n’ai décelé aucune végétation à l’origine de cet effet, et cela me semble trop réduit pour être produit par les nuages. A vos théories !

Exploration réalisée en juin 2026.
Photos prises avec :
– Boîtier Nikon D750
– Objectif AF-S NIKKOR 16-35mm f/4G ED VR















































